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Cuba

Histoire

Histoire pré-coloniale

Cuba était peuplée d'Amérindiens : les Ciboney et les Tainos. Les Ciboney étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé de belles peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur la Isla de la Juventud. Les Tainos vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme primitive d'organisation sociale
 

Histoire coloniale

La monarchie catholique espagnole conquiert l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492 et l'intègre à son empire. La domination espagnole durera jusqu'à la signature du traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne payera un lourd tribut : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes de canne à sucre.

En 1763, il n'y avait pas plus de trente-deux mille esclaves dans toute l'île. La culture sucrière, sans être négligeable, était très loin du niveau des colonies françaises comme Saint-Domingue ou anglaises comme la Jamaïque. Après la longue guerre qui dure de 1791 à 1803 contre les esclaves noirs beaucoup de propriétaires blancs de Saint-Domingue fuient à Cuba où ils apportent capitaux et savoir-faire. De 1792 à 1860, on introduit à Cuba plus de sept cent vingt mille esclaves, plus qu'au cours des deux siècles précédents. Ensuite, les planteurs francophones viennent grossir le flot des Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Même si, au XVIIe siècle, la population avait augmenté avec l'arrivée des colons espagnols et des esclaves africains, Cuba était encore, au début du XVIIIe siècle, une petite colonie. Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Pocock et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'œuvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.

Dans les régions plantées de palmiers royaux, trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris six fois par jour, pouvant gagner cinq fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.

 
Carlos Manuel de Céspedes, le Père de l'Indépendance cubaine

Alors que la traite était officiellement abolie, plus de 360 000 esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves. C'est en 1886 que fut entièrement supprimé l'esclavage, fondement de l'économie coloniale, source des richesses de toute l'aristocratie créole.

Indépendance

Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des dix ans qui débuta en 1868 ; Les États-Unis intervinrent dans la guerre d'indépendance cubaine qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt » et Politique de bon voisinage).

Révolution et guerre froide

Fidel Castro prend la tête d'une armée rebelle en 1956 et renverse le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959. Les États-Unis sont, en 1959, l'une des premières nations à reconnaître diplomatiquement le nouveau gouvernement, mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès le mois de mai de la même année, lors de la nationalisation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba.

 
Carte indiquant la baie des Cochons

Par la suite, du 17 au 19 avril 1961 eut lieu la tentative de débarquement à la baie des Cochons de 1 400 réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec. Les États-Unis mirent alors en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba, pourtant un temps envisagée selon les plans de l'opération Northwoods mais dont la mise en œuvre fut finalement refusée par le président John Kennedy, aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba.

L'embargo des États-Unis sur Cuba (décrit à Cuba par le terme espagnol « el bloqueo » qui signifie « le blocus ») est un embargo économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Aujourd'hui, il est toujours en place, faisant de lui le plus long embargo commercial de l'histoire moderne.

Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards de dollars américains par an jusqu'en 1990) en échange de son alignement sur sa politique : envoi de forces cubaines dans plusieurs pays d'Afrique pour protéger des gouvernements communistes ou déstabiliser ceux du « camp adverse », soutien aux mouvements révolutionnaires d'Amérique latine. Mais cette question fait l'objet de controverses. Cuba avait sa propre logique tiers-mondiste et une population noire était particulièrement tentée d'envoyer de sa propre initiative des soldats en Angola en novembre 1975 soutenir le MPLA quand les troupes sud-africaines envahirent l'ancienne colonie portugaise. L'URSS intervint après pour aider les Cubains à redresser une situation militaire très difficile. En Amérique latine, Moscou avait conclu avec Washington en mai 1972 un "code de bonne conduite" qui lui interdisait d'aider militairement les mouvements révolutionnaires. À l'automne 1981, accusé par Ronald Reagan de fournir des armes à la guérilla salvadorienne, Fidel Castro démentit et invoqua la clause d'un accord avec l'URSS qui lui interdisait d'exporter les armes vers les guérillas latino-américaines. Cuba fait face à une grave crise économique depuis la disparition de l'URSS et le maintien de l'embargo des États-Unis.

Cinq agents de Cuba sont détenus aux États-Unis6. Arrêtés en septembre 1998, ils ont été condamnés en décembre 2001 à Miami, pour, notamment, conspiration en vue de commettre des actes d'espionnages et des délits. La justice américaine leur reproche de s'être fait employer à la Key West Naval Air Station pour espionner pour le compte du gouvernement cubain, ainsi que pour avoir fourni des informations ayant permis à l'armée cubaine d'abattre deux avions américains d'organisations cubo-américaines, hors du territoire cubain, faisant quatre victimes américaines. En appel, certaines des condamnations ont été maintenues et d'autres revues à la baisse. En 2009, les peines de prison infligées ont été revues à la baisse. Selon le gouvernement cubain, ces agents n'étaient pas des espions mais devaient infiltrer des organisations terroristes anti-cubaines basées à Miami, organisant des attentats ultérieurement. Selon les défenseurs de ces agents, des violations de la loi dans leur traitement et leur procès auraient eu lieu. Au niveau international, de nombreuses organisations comme Amnesty International ont appelé à un nouveau procès, jugeant le fonctionnement de la justice inéquitable mais la cour suprême américaine a refusé de revoir le cas.

Selon Cuba, de nouvelles sanctions ont été introduites à son encontre par le gouvernement américain sous la présidence de George W. Bush. La Commission for Assistance to a Free Cuba, créée en 2003 par le président Bush, a proposé de dégager tous les deux ans une somme de 80 millions de dollars destinée à financer activement « l'opposition démocratique cubaine » avec pour but « d'aider la société civile cubaine à réaliser la transition démocratique » et la mise en place d'un « gouvernement de transition » reconnu par les États-Unis. En 2008, l'agence gouvernementale USAID s'est engagée à rendre effectives les propositions de la commission afin de lutter contre « la tyrannie à Cuba ».

Le gouvernement cubain reproche également aux États-Unis d'héberger plusieurs terroristes ayant commis des attentats à Cuba, parmi lesquels Luis Posada Carriles (dont il réclame l'extradition au Venezuela) et Orlando Bosch. Luis Posada Carriles a déclaré dans le New York Times du 12 juillet 1998 avoir été financé par la Cuban American National Foundation (CANF) (« Fondation nationale cubano-américaine »), organisation officielle basée à Miami.

Formalités

Passeport valable 6 mois après le retour.


Carte touristique

Pour un séjour de 30 jours maximum, il convient d’être muni d’une carte touristique délivrée, contre paiement, par le consulat de Cuba à Paris et les tours opérateurs français agréés par les autorités cubaines.

Veiller à ne pas dépasser la durée du séjour maximum de 30 jours, ne serait-ce que d’une journée, sous risque de détention, au moment du départ, par les services de l’immigration. Les documents demandés par les services de l’immigration pour renouveler le visa de tourisme sont : le passeport en cours de validité, la carte de tourisme, une attestation d’hébergement dans un hôtel ou chambre d’hôte licenciée, l’attestation d’assurance, 25 pesos convertibles en timbres fiscaux (à acheter dans les banques).

Assurance médicale

Une assurance médicale est exigée par les autorités cubaines pour les voyageurs se rendant à Cuba. Il est fortement recommandé de vérifier qu’une telle assurance a bien été souscrite et qu’une attestation a été produite. Les voyageurs qui ne seront pas en mesure de produire cette attestation devront souscrire cette assurance à leur arrivée à Cuba, auprès d’une agence cubaine. Une attestation d’assurance demandée par internet liée à une carte de crédit Visa ou Mastercard suffit.

Taxe

Depuis le 1er mai 2015, la taxe de sortie a été intégrée au prix du billet d’avion.

Mise à jour des formalités sur le site : diplomatie.gouv.fr

 

Climat

Cuba est régulièrement frappée par des ouragans pendant l'été et l'automne. Parmi ceux-ci, l'ouragan de Cuba de 1910 a été particulièrement marquant, affectant l'île durant 5 jours. En juillet 2005, l'ouragan Dennis a fait 16 morts selon les autorités, provoqué d'importants dégâts et plus d'un million et demi de personnes furent obligées d'évacuer. Avec des vents de 300 km/h, ce denier ouragan est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 catégories. La saison cyclonique 2008 a beaucoup pesé sur l'économie cubaine, surtout l'agriculture et l'élevage : les destructions causées par les cyclones sont évaluées par le dirigeant Raúl Castro à 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros)15. 500 000 foyers ont été affectés, 156 000 hectares de canne à sucre ont été détruits et 500 000 ont été inondés

Face à des situations de crises régulières que causent les ouragans, le peuple cubain et l'État ont acquis une certaine expérience et mis en place une logistique permettant de protéger les personnes et les biens des vents sauvages assez fréquents dans l'île.

L'île située au sud du tropique du cancer jouit essentiellement d'un climat tropical qui est presque partout rendu agréable par les alizés. La moyenne de température s'élève à 25,5 °C ou 78 °F. L'air ambiant est très humide. La saison sèche va de novembre à avril. Le mois d'août est le plus pluvieux. Mais il ne pleut jamais plus de quarante-huit heures consécutives.

Monnaies

Le Peso

1 CUC = 0.89€ env

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin traitant (éventuellement son dentiste) avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire. Il est vivement recommandé de vérifier que l’assurance couvre les soins hospitaliers sur place – qui sont payants – en vue d’un remboursement ultérieur.

Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer à Cuba. Cependant :

  • la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée ;
  • d’autres vaccinations peuvent être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Hygiène alimentaire

Il est formellement déconseillé de boire l’eau du robinet. Il est possible de trouver de l’eau en bouteille capsulée dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, il est conseillé :

  • d’éviter l’ingestion de glaçons, de légumes crus ;
  • de s’assurer d’une cuisson suffisante des aliments ;
  • de veiller à un lavage soigneux des mains avant chaque repas.
Choléra

Des cas de choléra ont été signalés de façon intermittente à Cuba depuis deux ans. Les autorités cubaines ont mis en place un système de veille épidémiologique. Des quartiers urbains défavorisés et des petites villes de l’intérieur du pays sont concernés. Un désinfectant est répandu sur les mains à l’entrée des magasins, à Santiago de Cuba par exemple. A La Havane, les touristes étrangers sont pris en charge à l’Institut Pedro Kouri (IPK), spécialisé dans les maladies tropicales.

Afin de diminuer les risques de transmission, il convient d’observer des règles d’hygiène alimentaires rigoureuses :

  • se laver régulièrement les mains (à l’eau savonneuse ou avec des gels hydro-alcooliques), en particulier avant tous les repas,
  • consommer de l’eau minérale en bouteille (ou bouillie),
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes,
  • éviter la consommation de poissons, coquillages ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits,
  • éviter les lieux (« cantines ambulantes ») ne garantissant pas toutes les conditions d’hygiène requises.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Dengue

Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques). La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave (forme hémorragique), il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est formellement déconseillée.

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Le virus du chikungunya a fait son apparition à Cuba, où l’on recense quelques cas concernant des voyageurs en provenance de République dominicaine ou du Vénézuela.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires).

En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Sida

Prévalence non négligeable du VIH-sida. Il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Infrastructures de santé

Il existe des sections internationales dans les hôpitaux de la plupart des villes de province. Les pharmacies étant souvent en rupture de stocks, il est recommandé de se munir de ses médicaments habituels et de quelques médicaments de « première nécessité ».

Quelques règles simples
  • Evitez les baignades en eau douce et dans les eaux stagnantes (risque de transmission parasitaire ou bactérienne)
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites internet suivants :

Langues

Espagnol

L'anglais est largement pratiqué dans le secteur touristique.

Fêtes

Excursions

Adresses utiles

Quai d'Orsay

Voltage :

110V ; prises à fiches plates, prévoir un adaptateur.



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